Accueil >Histoire et Géographie
Agatour : Publicité

Agatour : Publicité

Agatour : Publicité

Agatour : Publicité

Agatour : Publicité

Agatour : Publicité

L'Histoire et la Géographie du Gabon sont également a votre disposition.

Agatour : Histoire et Géographie
Histoire

Pendant longtemps, l'histoire du Gabon a été réduite à celle de la colonie française. Des périodes précédant l'installation française, on ne savait presque rien. Les seuls témoignages attestant la présence de l'homme au Gabon aux temps préhistoriques sont les restes d'une industrie lithique ancienne. Selon les découvertes faites dans ce domaine, l'homme vivait déjà dans ces régions il y a plus de 380 000 ans.

Des pierres travaillées, datées de 400 000 ans ont été découvertes dans la région de la Lopé. Des haches et des pointes de flèches datant de l'âge de pierre, environ 10 000 ans avant notre ère, ont également été trouvées dans le Moyen-Ogooué et dans le sud. Des dessins gravés sur roche près du cap Lopez ont été datés de plus de 8 000 ans. Des traces d'activités humaines de l'âge du fer montrent la continuité du peuplement de la zone. Vraisemblablement, un homme préhistorique, dont l'existence est de mieux en mieux connue, est l'ancêtre des Pygmées actuels que les premiers Bantous arrivés au Gabon trouvèrent sur place.

Par ailleurs, depuis quelques décennies, grâce à l'utilisation de sources non écrites, la connaissance du passé du Gabon s'est approfondie. Les résultats de la recherche archéologique, en particulier, ont permis d'établir que l'homme vit dans les régions de l'actuel Gabon depuis les temps préhistoriques. Son évolution a été marquée par trois événements majeurs :

D'abord, l'installation des peuples de langues bantoues, venus du Tchad, pense-t-on, à partir du 12ème siècle et leur apport de la métallurgie et de l'agriculture itinérante. Ces bantous, plus tard, formeront un seul et même peuple : le peuple gabonais.

Ensuite, l'arrivée des Européens en 1472 et leur influence croissante permettant l'établissement de l'économie marchande et d'une nouvelle dynamique sociale : Ce sont les portugais, arrivés en premier en Afrique, qui découvrirent les côtes gabonaises en 1472. Ils lui donnèrent le nom de Gabon qui vient du portugais ˝ Gabao ˝ c'est-à-dire manteau parce que le dessin des côtes de l'Estuaire du Como ressemblait à un manteau à capuchon. Les pointes du Cap Lopez, Cap Estérias, Cap Santa Clara et Fernan Vaz sont les témoins de la présence portugaise en terre gabonaise.

Enfin, la domination française qui débute en 1839, marquée par le triomphe du capitalisme, l'émergence d'une société nouvelle et la naissance de l'État gabonais moderne : Le désir de supprimer la traite négrière poussera la France à se fixer au Gabon. Des traités d'amitié seront signés entre le Commandant Bouet Willaumez et les Chefs indigènes de la côte, Denis Rapontchombo, Louis Dowé, Glass et Quaben. Le Gabon était désormais ouvert aux français et, avec les anglais, les américains et les belges, vont entreprendre des voyages à la découverte de l'intérieur du pays.

En 1849 a été fondée la capitale de Libreville. La ville a commencé à croître autour d'un fort militaire construit six ans plus tôt par l'officier français Bouet-Willaumez. Libreville a été plus tard la base qui a servi à l'officier Pierre Savorgnan de Brazza, d'organiser l'expédition-découverte du fleuve Ogooué et a assuré l'influence française dans les pays voisins du Congo.

En 1886, le gouvernement français a nommé un gouverneur au Gabon, le pays est devenu une colonie, et deux ans plus tard, il faisait partie du Congo français, et en 1910, il est devenu une partie de l'Afrique Equatoriale Française ˝ AEF ˝. Le 17 Août 1960 l'indépendance du Gabon a été déclarée par Léon MBA.

La suite de l'article :

Chronologie de l'histoire du Gabon depuis 1472


Agatour : Histoire et Géographie
Géographie et Climat

Géographie et Climat Situé de part et d’autre de l’équateur, au centre ouest de l’Afrique centrale, le Gabon a une superficie de 267.667 km2. Il est délimité au nord par le Cameroun et la Guinée Equatoriale, à l’est et au sud par le Congo Brazzaville et à l’ouest par l’océan Atlantique.

Avec ses 257.670 km2 de terre , le Gabon présente des formes de reliefs variés composées de plaines, de bas -plateaux et des collines d’une part, de plateaux et de moyennes montagnes d’autre part.

Les plaines, les bas -plateaux et les collines Les plaines

Elles se rencontrent dans les régions de la Nyanga, de la Ngounié, de la Lopé, sur les bords de l'Ogooué, dans la région des lacs et le delta de l'Ogooué. Au Gabon, le relief de plaine est souvent couvert de formations herbeuses (savanes) et correspond aux dépressions du bassin sédimentaire côtier et des bassins sédimentaires du Précambrien supérieur et du Francevillien. Les plaines du Gabon ont une altitude qui varie de 0 m à 100 m.

- Les plaines littorales du bassin sédimentaire côtier : Le littoral du Gabon se déroule sur près de 800 km, en bordure du golfe de Guinée. Il se caractérise par une prédominance des côtes basses d'accumulation de sable et de vase d’une part, la rareté des côtes rocheuses et des falaises, l'absence de constructions madréporiques d’autre part.

- Les plaines Ngounié et Nyanga du Précambien supérieur : Les plaines de la Ngounié et de la Nyanga, séparées par les Monts d'Ikoundou et encadrées par deux massifs cristallins (le Mayombé et le Chaillu), offrent une topographie peu variée caractérisée par de petites ondulations. Leur nature karstique explique la rareté des cours d'eau. De nombreux chaînons et de nombreuses cuvettes troublent à peine cette monotonie.
Les bas-plateaux et les collines Ces reliefs se rencontrent sur le bassin sédimentaire côtier et ceux plus anciens du sud-ouest et du centre du Gabon. Leur altitude oscille entre 100 m et 200 m.

- Les bas plateaux et les collines du sédimentaire côtier : Le Bassin côtier du Gabon est caractérisé par de basses collines enforestées, coupées d'une ligne de crête (orientée NO-SE) de 230 à 250 m d'élévation, qui sépare les bassins de la Noya des cours tributaires de l'estuaire du Komo et de la baie de la Mondah. A l'est de cette crête se déroule une vaste dépression, délimitée par la muraille des Monts de Cristal. Les grès de Ndombo constituent cette crête. Son profil dissymétrique révèle un front de cuesta et un revers à la pente plus douce.

- Les bas-plateaux et les collines des bassins de Booué et de Franceville : Le relief du bassin de Franceville présente des dépressions moutonnantes de collines dont l'altitude varie autour de 360 m (plaine de la Lébiri). Le bassin de Booué est un ensemble d'une grande monotonie. C'est une région de lourdes collines séparées par des cours d'eau encaissés.

Les plateaux et les moyennes montagnes Les plateaux : Ils couvrent la plus grande partie de la superficie du Gabon. Ils sont parfois fortement entaillés par les cours d'eau. La maille et la densité du réseau hydrographique donnent à ce type de relief l'aspect d'un moutonnement montagneux. Le plus grand ensemble de plateaux couvre le nord-est du pays.

- Les plateaux du Nord : Au nord et au nord-est, dans les provinces du Woleu-Ntem et de l'Ogooué-Ivindo, le socle cristallin s'organise en vastes plates-formes étagées. La monotonie de ces plateaux bosselés de collines innombrables est rompue par de rares reliefs isolés en forme de dômes rocheux, par des escarpements qui limitent les plateaux ou par de grandes vallées. Certaines parties de cet ensemble sont très planes (région des marécages et rivières de Djoua et de Zadié), d'autres au contraire sont fortement démantelées par l'érosion (escarpement au sud de Mitzic).

- Les plateaux Batéké : D'une altitude modeste, oscillant entre 500 et 830 m, les plateaux Batéké (au sud-est du Gabon) sont une unité géomorphologique essentiellement formée de sable et de grès récents (âge Tertiaire). Ce relief présente une surface ondulée autour de Léconi, mais beaucoup plus accidentée au sud ou l'altitude atteint 830 m contre 550 à 600 m plus au nord. Les cours d'eau ont disséqué profondément ces plateaux, façonnant en bordure des cirques d'érosion. Ainsi, la Léconi coule dans une large vallée en auge amorcée sur des amphithéâtres d'érosion (les cirques de Léconi). Les moyennes montagnes Certains reliefs massifs constituent, malgré leur altitude peu élevée, des montagnes. Ils sont caractérisés par de fortes déclivités et leur rebord forme un escarpement qui domine de plusieurs centaines de mètres la plaine en contrebas. Tel est le cas du rebord occidental des Monts de Cristal qui domine de près de 800 m la plaine de la Noya étalée à ses pieds. De même, le massif de l'Ikoundou s'élève brutalement au-dessus des plaines de la Nyanga et de la Ngounié. Les vallées encaissées, les versants escarpés et les crêtes aiguës sont les éléments les plus significatifs du relief des montagnes gabonaises. Celles-ci sont encore mal connues.

- Les Monts de Cristal : Adossés à la partie occidentale des plateaux du nord-est, les Monts de Cristal sont une unité géologique constituée de roches cristallines très anciennes. C'est un relief entaillé par de profondes vallées souvent rectilignes. Sa bordure occidentale présente une topographie très accidentée liée à un rajeunissement qui a découpé, sur des lignes de failles de dessin orthogonal, un système complexe de chaînon abrupts et de vallées encaissées, drainées par des rivières torrentueuses coupées de fréquentes chutes (chutes de Kinguélé, hautes de 95 m et chutes de Tchilbélé).

- Le Massif du Chaillu : Le Massif du Chaillu oppose des régions semblables aux plateaux cristallins du nord à des régions au relief plus heurté. La dénivelée est relativement forte (500 à 600 m), sur une courte distance, entre les sommets (Mont Mimongo à 860 m et Mont Iboundji à 980 m) et la plaine de Ndendé. Cette forte dénivelée a favorisé un intense travail de l'érosion à l'origine de plateaux cuirassés culminant vers 600-700 m, à bords très échancrés. C'est dans cette région que se trouvent les sommets les plus élevés du pays (le Mont Milondo qui culmine à 1 020 m).

- Les Monts d'Ikoundou et du Mayombé : Ce sont des reliefs montagneux jeunes, c'est-à-dire pas nécessairement très élevés mais à pentes vigoureuses, dépourvus de surfaces aplanies anciennes ou récentes. Les sols de ces reliefs ne participent que de la pédogenèse actuelle. Les Monts d'Ikoundou constituent le cœur du synclinal. Ils s'imposent fortement dans le paysage en dominant brutalement les plaines environnantes d'environ 150 m. Entièrement forestiers, les Monts sont très disséqués, à pentes fortes, principalement dans les bordures orientale et occidentale, le centre étant moins fortement entaillé. Le Mayombé constitue une vaste chaîne qui s'étire de l'Angola au Gabon (jusqu'aux environs de Lambaréné) en suivant une direction générale sud-est/nord-ouest. Au Gabon, la majeure partie du Mayombé est constituée de roches cristallines. Certains sommets atteignent une altitude élevée, de 700 à plus de 800 m.
Le petit massif du Koumounanwali (833 m) par exemple domine l'extrémité septentrionale de la plaine de la Ngounié de 750 m. Mais pour la plupart les lignes de crêtes sont établies entre 350 et 450 m.

- Les Monts Ndjolé et la région de l'Ikoy : Ces unités physiographiques présentent un relief complexe très compartimenté où s'individualisent quelques crêtes comme les Monts Bouvondo (911 à 922 m) au nord d'Etéké et le mont Ngour Minkong (993 m) au nord de Ndjolé.

Par ailleurs, Le Gabon est arrosé par un abondant réseau de cours d'eau permanents. Son système hydrographique gabonais couvre la quasi-totalité du territoire national (10.000km2 d’eau). Il est composé d'un grand bassin versant, celui de l'Ogooué, qui domine ceux, plus modestes des fleuves côtiers Nyanga et Komo navigables toute l'année.

- Le bassin de l'Ogooué : Le bassin de l'Ogooué, plus grand fleuve gabonais, draine 215 000 km² dont 22 000 km² hors du territoire national. Il est limité à l'est par le bassin du Congo, au sud par les bassins du Niari et de la Nyanga, à l'ouest et au nord-ouest par les bassins de rivières côtières. Parcourant environ 1 000 km, l'Ogooué prend sa source au Congo, dans les Monts Ntalé, à une altitude voisine de 840 m. L'Ivindo est le plus important affluent de l'Ogooué. Il draine le quart nord-est du pays, pénéplaine développée sur les formations anciennes du socle cristallin. A 5 km en amont de Lambaréné, la Ngounié joint ses eaux à celles de l'Ogooué. Cette rivière draine 33 100 km². C'est le second affluent du fleuve.

- Le bassin de la Nyanga : La Nyanga est le second grand fleuve gabonais, tout en étant d'importance réduite. C'est le fleuve le plus méridional du pays, qui coule dans une moindre mesure en territoire congolais. Les 80 % des 22 000 km² de son bassin-versant sont situés au Gabon. La Nyanga prend sa source au cœur du Massif du Chaillu, dans les Monts Birougou, à une altitude de 1 000 m environ. Il rejoint l'Atlantique après un parcours de 600 Km. Le cours de la Nyanga présente deux parties : la haute Nyanga de la source au défilé de Mitoungou et la basse Nyanga qui correspond au bassin côtier.

- Le bassin du Komo : Avec un bassin-versant couvrant une surface de 5 000 km² et long de 230 km, le Komo est le troisième grand fleuve gabonais. Le Komo naît en Guinée-Equatoriale, dans la partie sud-ouest du plateau du Woleu-Ntem, qu'il draine entièrement de ses eaux. La plus grande partie de son bassin-versant est en territoire gabonais. Son cours principal couvre une superficie d'environ 3 200 km². La rivière Mbèi est l'affluent le plus important du Komo. Elle draine une surface de 1 800 km². Son cours est perturbé par quelques accidents comme les chutes de Tchimbélé et de Kinguélé. Celles-ci- ont été aménagées sur un rejet de faille dont la dénivellation totale atteint 110 m.

Climat
Les données climatiques les plus utiles au Gabon sont la température (21-28°C), les précipitations (2000-3800 mm), l'hygrométrie (80 -88%) et, dans une moindre mesure, l'insolation (1400h/an), l'évaporation et l'évapotranspiration (ETR:1300 mm et ETP: 1400 mm), les vents (5m/s) et les brouillards (tels que ceux qui sont nettement marqués dans le Haut Ogooué). Son climat est chaud et humide (28°c).

La combinaison d'éléments climatiques divise le temps au Gabon en deux saisons sèches (la 1ère entre décembre et février, et la 2ème de juin à mi-septembre ou octobre) et deux saisons de pluies (la 1ère allant de mi-septembre ou octobre à décembre, et la 2ème de mars à juin,). Les critères de distinction des régimes climatiques du Gabon sont fonction de la distribution et du rythme des précipitations. Ainsi peut-on distinguer trois principaux types de climats : le climat équatorial pur, le climat équatorial de transition de la zone centrale, le climat équatorial du sud-ouest et du littoral centre atlantique.